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La Peste de Caragea : entre épidémie et malédiction

La Peste de Caragea : entre épidémie et malédiction

À travers l’histoire, nombreuses sont les épidémies et pandémies qui ont été marquantes. S’il y a bien une qui a terrorisé tout un peuple, c’est bien la maladie ou peste de Caragea. Ceux qui l’ont vécue ont été marqués à vie et la terreur qu’a générée cette peste avait laissé des cicatrices irréversibles. Pour bon nombre de roumains, cette épidémie est la preuve que la malédiction de Vlad est bien réelle.

De la malédiction de Vlad l’Empaleur

Entre des arbres, se dresse le château de Bran, dernier vestige témoin de la vie d’un certain Dracula. Le prince Vlad III Basarab ou Vlad l’empaleur, surnommé Dracula “Le fils du diable”, a perdu sa femme, sa dynastie et sa famille. Il signe alors un document pour qu’une malédiction s’abatte sur ses ennemis et promit de revenir. Tué, son corps a été enterré dans un monastère à Bucarest.

De son vivant, Vlad III s’est construit une réputation de sanguinaire qui hante encore aujourd’hui l’imaginaire collectif. Il avait l’habitude de faire des prisonniers et de les empaler sur un pieu qu’il leur enfonçait dans le rectum. Ces victimes pouvaient agoniser pendant trois jours. D’ailleurs, une anecdote raconte que pour impressionner ses ennemis turcs, il exige l’empalement de 20.000 Ottomans. Il en fit une véritable forêt d’empalés.

Dans sa lettre, il déclare que ceux qui ne respectent pas ses lois subiront la colère divine et les foudres de tous les démons de ce monde. ” Elles s’abattront sur ceux qui osent occuper les terres roumaines “. Par la suite, de terribles calamités se sont abattues sur la ville. Plusieurs générations ont été touchées par la famine, la peste dont la plus terrible de tous était la peste de Caragea.

Quand la terrible peste de Caragea s’abattît

Quand la peste de Caragea s'abattit sur Bucarest

À l’arrivée de la peste, les habitants croyaient à un châtiment divin. Tout Bucarest était persuadé après avoir été maudit pour l’éternité par Vlad, car la peste apparaissait toujours après des campagnes militaires ou des guerres sur le territoire des principautés Roumaines.

Celle de Caragea fut la plus terrible, car  les personnes atteintes de la peste de Caragea avaient moins d’une chance sur deux d’y survivre. Bucarest plongea ainsi dans un cycle comparable à une attaque de zombie. La ville a déploré environ 60.000 décès à l’époque.

Alors épidémie ou malédiction ?

Bien que la ville roumaine fut l’une des plus touchées par cette peste, rien ne prouve pour l’instant que ce soit l’effet d’un sort. Certains historiens qui se sont penchés sur le sujet ont trouvé son origine à Istanbul en Turquie. La maladie aurait été apportée par un membre de l’entourage du prince Caragea. Ils imputent également l’ampleur de la maladie à la faiblesse des autorités et à l’attitude de la population, en plus des guerres de l’époque.

L’historien Marian Stroia, de l’Institut d’histoire “Nicolae Iorga” de Bucarest précise qu’à l’époque, la seule façon de lutter contre l’épidémie de la peste de Caragea était d’expulser la population malade sur un champ pendant 6 semaines. Les personnes malades étaient ainsi laissées à la chance et à leur sort.

Tout ceci décrédibilise considérablement la théorie de la malédiction du prince empaleur Vlad.

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