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La cène

La cène

La nuit précédant la douloureuse passion,
Le Seigneur choisit au souper son sang, sa chair.
Moi bon imitateur, décodant le mystère,
À la façon dont la chair me confia mission.

Dans le secret d’une délicate pénombre,
Une bonne chair fusait de chaleur humaine,
S’offrant au coucher en salade à mon concombre,
Un coq chanta mes va-et-vient par centaines.

Quand tinte la cloche ma pomme d’Adam palpite,
Je convulse, coulée de sève dans la chair d’Eve,
Le spirituel aurait compris toute l’intrigue.

Faiblesse du charnel, et c’est tout naturel.
Je plaide incontinence, moi victime et arme du crime.
Où il y a passion, la chair ne peut se taire.

 

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