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Espionnage : jusqu’où peut-on aller pour épier l’adversaire ou l’ennemi ?

Espionnage : jusqu’où peut-on aller pour épier l’adversaire ou l’ennemi ?

Épier, infiltrer, écouter, tout est bon pour recueillir des informations confidentielles. L’espionnage est à l’origine de bien de mythes et légendes. Même si vieille de plus de 2500 ans, elle conserve néanmoins les mêmes objectifs, à savoir obtenir des informations militaires ou économiques, sonder les faits et gestes et opinions d’une population. Remontons l’histoire et découvrons certains faits où s’illustre l’espionnage.

L’épisode du siège de Babylone

6ᵉ siècle avant J-C. , le roi Perse Darius 1er, assiégeait la ville insurgée de Babylone depuis 20 mois sans succès. Zopyre, l’un des plus fidèles compagnons du roi, eut alors une idée pour conquérir la ville. Il se coupe le nez, les lèvres, les oreilles, et se fait fouetter. Ainsi mutilé et ensanglanté, il se présente aux portes de Babylone et prétend qu’il a été traité avec cruauté par les Perses, et qu’il désire se venger.

Les assiégés le font entrer dans la ville et le soigne. Pour gagner leur confiance, il révèle de prétendues informations sur Darius 1er et son armée. Reconnaissant, les habitants lui remettent les clés de la ville. Zopyre attend le moment opportun et ouvre grand les portes de la ville, aux guerriers perses. Babylone est prise et réintègre l’empire de Darius.

Hannibal et les Romains

Trois siècles avant notre ère. Les Romains semblent invincibles. Un seul homme ose les défier : Hannibal, général de Carthage. Après la bataille de Venusia, il entre en possession de l’anneau sigillaire d’un consul romain tué. Le sceau lui permet alors de manipuler son adversaire avec de fausses missives romaines. Il envoie des informations mensongères, notamment sur les prochaines cibles des attaques ou sur la taille de son armée.

 

Hannibal face aux Romains
Hannibal face aux Romains

Pour ainsi dire, une forme primitive de “Fake news“. De fausses informations sont répandues, le bruit court, avec différents objectifs. Dans le cas d’Hannibal, il s’agissait notamment de tromper l’ennemi. Par ce subterfuge, il remporta plusieurs grandes victoires face à un ennemi plus puissant et tenu les Romains en échec durant plusieurs années.

Justinien 1er et le secret de la fabrication de la soie

En l’an 552 : deux moines ayant longtemps séjourné en Chine se présentent à Justinien 1er qui règne sur l’Empire Byzantin. Ils affirment détenir le secret de la fabrication de la soie, jalousement gardé par la Chine.

Désireux de pouvoir fabriquer lui-même la précieuse étoffe, Justinien décide de renvoyer les deux moines en Asie. Leur mission : Ramener les insectes essentiels à la production de la soie, les vers à soie.  Pour mener à bien cette mission clandestine, les deux moines espions ont l’idée de cacher les œufs de ver à soie dans leur bâton de pèlerin en bambou creux.

Il s’agit là, d’un exemple évident d’espionnage industriel. Ce coup de maître permit l’installation de l’industrie byzantine de la soie, ce qui mit fin au monopole chinois.

Ver à soie par Erudyx
Le ver à soie

Transmettre et crypter des informations sensibles : Enigma

Quand la seconde guerre mondiale éclate, les multiples fronts de bataille imposent un réseau de communication efficace. Transmettre des informations stratégiques est nécessaire, mais risqué. Le cryptage devient nécessaire. L’Armée Allemande utilise Enigma, une machine de chiffrement qui porte bien son nom. Doté d’un fonctionnement ultra complexe, le décodage du message est quasi impossible.

Mais le mathématicien britannique Alan Turing et une équipe de cryptanalystes travaillent pour le compte des renseignements britanniques. Fin 1940, la machine à déchiffrer les messages nazis, surnommée “La Bomba” est enfin opérationnelle . Le débarquement en Normandie reposait largement sur des informations transmises par Enigma, et décodées par les alliés.

 

Les opérations d’espionnage ont surtout atteint leur paroxysme dans les temps modernes. Durant la guerre froide, les États-Unis et l’Union Soviétique ont surpris le monde entier par la créativité de leurs services secrets. Pour équiper leurs agents, ils n’hésitaient pas à faire usage de minuscules appareils photo et micros camouflés dans toutes sortes d’objets (rouge à lèvres, porte-clés etc.). Aujourd’hui surtout, avec la technologie et internet, services secrets, acteurs de l’économie, mais aussi personnes privées, sont tous épiés et tous espions.

Vous l’aurez donc compris l’histoire de l’espionnage est pleine de rebondissement et ses chapitres continuent de s’écrire.

 

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