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La maladie d’Alzheimer : ce qu’il ne faut pas oublier

La maladie d’Alzheimer : ce qu’il ne faut pas oublier

Avec l’âge, des troubles de mémoire et des facultés intellectuelles apparaissent chez de nombreuses personnes.  Ces changements sont souvent attribués au vieillissement normal. Cependant, il est également possible qu’il s’agisse des tout premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer en général

Alzheimer
Comparaison d’un cerveau sain et d’un cerveau atteint d’Alzheimer à un stade avancé–Illustrations by Stacy Janis

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive qui entraîne des troubles de la mémoire, des troubles cognitifs et des troubles du langage. Plus de 35 millions de personnes en souffrent dans le monde selon le World Alzheimer Report 2019. Chaque année, plus de 7,7 millions de nouveaux cas sont diagnostiqués dans le monde principalement chez les plus de 80 ans, et ce chiffre pourrait augmenter à l’avenir en raison de l’allongement de l’espérance de vie entre autres.

Comment s’explique la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer a été décrite pour la première fois en 1907 par le psychiatre allemand Aloïs Alzheimer. En réalisant l’étude histopathologique du cerveau de sa patiente nommée Auguste D. qui était atteinte de démence, il mit en évidence la présence de deux types de lésion dans le cerveau : les plaques séniles et les dégénérescences neurofibrillaires. Il conclut à une maladie singulière du cortex cérébral.

Synapse
Illustration d’une synapse

Notre cerveau est constitué de neurones connectés entre eux pour former un vaste réseau. Ces connexions sont appelées synapses. Elles permettent de faire passer l’information d’un neurone à un autre. Dans la maladie d’Alzheimer, 10 à 15 ans avant l’apparition des premiers symptômes, deux lésions principales se forment dans le cerveau : les plaques séniles, conséquences d’accumulation de protéine Bêta-Amyloïde extracellulaire; et les dégénérescences neurofibrillaires, dues à une accumulation de protéine Tau intracellulaire.

Mais de nombreuses questions restent encore sans réponses. La présence des deux lésions cérébrales est nécessaire pour développer la maladie d’Alzheimer, car l’une ne va pas sans l’autre. Mais quelle lésion arrive en premier ? La dégénérescence neurofibrillaire ou la plaque sénile ? La réponse est encore disputée.

Les malades de l’Alzheimer perdent leur autonomie

Parmi les conséquences majeures de la maladie d’Alzheimer, il y a l’errance. En effet, désorientés, les malades perdent définitivement le chemin de leur domicile. Une course contre la montre démarre alors pour les retrouver. En plus de la vigilance des proches, c’est souvent grâce aux signalements que les malades sont retrouvés.

Pour les personnes atteintes de cette maladie, la perte d’autonomie varie d’un individu à l’autre. Le maintien à domicile est tout à fait possible dans certains cas, mais dans d’autres, le recours à une structure médicalisée est nécessaire.

Les symptômes précoces typiques de l’Alzheimer

On peut citer :

  • Les troubles de mémoire et de la faculté intellectuelle
  • Une difficulté à trouver des mots
  • Une confusion en rapport avec le temps ou le lieu
  • Des difficultés à gérer l’argent ou payer les factures
  • Des changements d’humeur, de personnalité ou de jugement
  • Une difficulté à retrouver des objets rangés etc.

Malheureusement, il n’existe à ce jour aucun traitement permettant de soigner les malades d’Alzheimer. Plusieurs essais cliniques censés nettoyer le cerveau de ces plaques séniles n’ont pas abouti. Néanmoins, certaines approches peuvent freiner l’évolution des symptômes. Les chercheurs ont soulevé le fait que bien avant la formation des plaques séniles, de petites formes de Bêta-Amyloïdes appelées oligomères seraient toxiques pour les neurones en perturbant leur communication au niveau des synapses.

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