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Les réseaux sociaux : une magie addictive et espionne

Les réseaux sociaux : une magie addictive et espionne

À chaque fois, vous regardez votre téléphone portable posé à côté, avec des notifications provenant des réseaux sociaux déferlant en haut de l’écran. Et vous savez qu’avec un peu de chance, si vous l’ouvrez, vous obtiendrez quelque chose. Ce n’est pas fortuit. Le système a été conçu de la sorte.

L’exemple le plus simple est : le tag de photos. Vous recevez un e-mail vous notifiant qu’un ami vient de vous taguer dans une photo. Bien sûr que vous ouvrirez le mail pour découvrir la photo sur laquelle vous êtes. Ce n’est pas un élément dont on pourrait se passer. Les entreprises technologiques derrière ciblent spécifiquement les traits de personnalité de l’esprit humain.

La question à se poser est de savoir pourquoi l’e-mail ne contient pas directement la photo ? Ce serait bien plus simple non ?!
Quand Facebook a découvert cette fonction, il l’a usitée à fond. Il savait que c’était l’opportunité en or d’augmenter son activité, et que les gens allaient faire ceci toute la journée. Ne devrions-nous donc pas essayer de réduire ou d’assainir nos ‘ relations ‘ avec les réseaux sociaux ?

Toute technologie suffisamment avancée n’est pas différenciable de la magie” – Arthur Clarke.

Vos habitudes sont scrutées sur les réseaux sociaux

Scruter par les réseaux sociaux
Crédit : Glen Carrie / Unsplash

Comprenons qu’absolument toutes les activités que les utilisateurs exercent en ligne sont regardées, traquées et mesurées. La moindre action faite sur le net est soigneusement étudiée et enregistrée. Ces entreprises technologiques savent quand vous regardez une image et pour exactement combien de temps.

“Ils savent quand vous vous sentez seuls, déprimés, et même lorsque vous regardez des photos de votre ex. Ils savent absolument tous ce que vous faites. Rien ne leur échappe. Ils peuvent déterminer si vous êtes un introverti ou un extraverti, quels sont vos névroses et vos traits de personnalités.” – Jeff Seibert, ex-cadre à Twitter, entrepreneur dans la Tech

“De l’autre côté de l’écran, c’est un peu comme s’ils avaient un avatar de nous, comme une poupée vaudoue qu’ils contrôlent. Toutes vos actions en ligne, tous les clics que vous aviez faits, toutes les vidéos que vous aviez vues sur vos comptes sur les réseaux sociaux sont répertoriées dans leur base de données pour améliorer leur modèle. Une fois le modèle établi, il est possible de prédire les actions que vous allez faire. Ils peuvent prédire votre prochaine action, le genre de vidéo que vous allez aimer regarder et les émotions auxquelles vous êtes le plus réceptif.” – Tristan Harris

La plupart de ces entreprises derrière ces réseaux sociaux ont trois buts principaux : il y a d’abord l’engagement que vous restiez connectés le plus longtemps que possible aux réseaux sociaux. Ensuite, la croissance (vous devez revenir et inciter un maximum de vos amis à visiter la plateforme) et pour finir, la publicité qui sert à leur générer des revenus pendant que vous utilisez un de ces services. Tous ces objectifs sont alimentés par des algorithmes qui ont pour mission de trouver quoi vous montrer pour encourager votre addiction, et ainsi gonfler les chiffres.

Comment se prémunir de cette addiction ?

Je réfléchis à trois règles simples à suivre, des règles conçues pour faciliter au maximum la vie des familles.

Première règle : interdire les appareils dans les chambres à heure fixe tous les jours. Une demi-heure avant de se coucher, on éteint absolument tout. On reste ainsi loin des notifications des réseaux sociaux.

Deuxième règle : interdire les réseaux sociaux avant le lycée. À mon avis, l’âge minimum devrait être de 16 ans. Le collège, c’est difficile, ce n’est pas la peine d’en rajouter.

Troisième règle : définir un temps d’écran avec ses enfants. Demandez leur “Combien de temps, souhaites tu passer par jour sur ton appareil ? Qu’est-ce qui te paraît raisonnable?”

Généralement, ils n’abuseront pas. Enfin, je suppose.

Crédit photo : Tracy Le Blanc / Pexels

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  • Réseaux sociaux, achats en ligne, télétravail et visioconférence. Nos activités se déroulent de plus en plus dans l’espace numérique. Une sorte de Far West 2.0 où les géants du Net feraient leurs lois.

    En Europe, le règlement sur les services numériques ( Digital Services Act) sonnera les plateformes de modérer davantage les propos des internautes, pour éviter les discours de haine à grande échelle et la manipulation de l’information.

    Le règlement sur les marchés numériques ( Digital Markets Act) imposera lui, plus de transparence sur l’utilisation des algorithmes et des données personnelles qui sont au cœur du modèle économique des GAFA.

    Face à l’offensive de la Commission européenne, les géants américains du web ont déjà commencé leur opération de lobbying dans la presse internationale. Les GAFA doivent-ils trembler ? Pouvons-nous nous imposer face aux mastodontes du numérique ? Ou serait-il déjà trop tard pour changer les règles du jeu ?

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