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La Culture Générale : un bouquet de connaissances multiples

La Culture Générale : un bouquet de connaissances multiples

La culture générale se définit globalement comme un ensemble de connaissances culturelles qui vient prendre des références dans la littérature, l’histoire, la géographie et plus encore. Elle renvoie à une base de données de connaissances globales, allant de la liste des différentes capitales du monde aux éléments avec leur  numéros atomiques du tableau périodique de Mendeleïev, en passant par les différentes espèces animales et végétales, la mythologie, la musique, etc. Chacun conviendra en effet, qu’on reconnaît quelqu’un de cultivé à la variété de ses connaissances, qui ne se limitent pas à un seul domaine, mais portent indifféremment sur les arts et les sciences, l’histoire et la philosophie, la religion ou la littérature. Parler de “culture générale“, c’est admettre implicitement l’existence d’une culture qui ne l’est pas, culture qu’on dira donc «particulière» ou «spécialisée».

À quoi sert la culture générale ?

La culture générale favorise le développement de facultés intellectuelles au travers d’exercices appropriés. « L’apprentissage culturel permet un dépassement de soi », disaient les humanistes et les philosophes de la Renaissance et du siècle des lumières (18ème siècle). La culture générale permet :

  • de converser avec n’importe qui et sur presque tout
  • à comprendre avec rapidité au travers de la lecture et de l’écoute
  • à se démarquer des autres d’une certaine façon.

La culture générale également favorise un rapprochement permanent du vécu avec des scènes d’histoire, des pratiques d’autres peuples. Être cultivé peut donner facilement une certaine ouverture d’esprit sur beaucoup de sujets, et prémunir de bien de fanatismes. Claude Lévi-Strauss, célèbre anthropologue français arriva à la conclusion suivante : « La culture, c’est essayer de découvrir les différences de l’autre, mais aussi les analyser pour tirer parti des éléments rassembleurs ».

Entre autres, tout savoir devrait servir à l’épanouissement, et celui qui sait doit pouvoir partager sans orgueil, ni mépris d’aucune sorte. Seule la fécondité sauve donc l’érudition éclectique de la vanité. Le génie, tel un tourbillon passant sur des feuilles mortes, ramasse ainsi sur sa route une multitude extraordinaire de données à laquelle il donne, le temps d’une œuvre, une forme vivante.

Comment “se cultiver” ?

Si nous associons les deux sens du mot « culture », à savoir la culture intellectuelle et la culture de la terre, nous prenons vite conscience que le sens de l’un et de l’autre s’enrichissent mutuellement.

Quelles sont les différentes étapes de la culture de la terre pour les mettre en analogie ?

  • D’abord un terrain à valoriser nécessite un désherbage. En analogie, les mauvaises herbes concernent les préjugés et idées reçues sur le monde, les pays, les traditions ou encore les personnes. Elles prennent en compte aussi notre conditionnement par notre éducation, nos relations et notre héritage culturelle.
  • Ensuite débute la phase transitionnelle (silence en soi, qualité d’écoute) qui précède l’accueil du savoir. Dans l’étape du travail agricole, c’est la phase d’ensemencement, consistant à faire venir une graine de l’extérieur et l’enterrer.
  • Une fois déposée dans le sol, il va falloir nourrir la terre, l’arroser et laisser faire la nature pour que la graine meurt, germe et devienne une jeune pousse. Cette jeune pousse grandira et deviendra une jeune plante qui elle même finira par être un arbre.

« Il faut cultiver notre jardin », disait Voltaire dans son ouvrage « Candide ou de l’optimisme ».

La culture générale se vit au quotidien et se nourrit de l’expérience, des rencontres, des échanges, des débats, des expositions, de la lecture, des films, des concerts, des visites de lieux…bref de tout ce qui suscite la curiosité et éveille les sens et l’esprit. Le slogan d’Athènes n’est-il pas « Vivons curieux » ? Un homme peut donc se cultiver de façon tout à fait naturelle.

Avec l’explosion des sciences au 19ème siècle, cet universalisme est devenu des plus compliqués. Cependant, l’essentiel n’est pas tant ce savoir encyclopédique que André Malraux (1901-1976) remettait en cause. Le plus important aux yeux de Malraux est cette capacité à se servir de ces connaissances, à y introduire du lien et du sens pour enrichir et développer sa propre personnalité et surtout, pour comprendre la société actuelle et les mouvements parfois violents qui la traversent. Un écrivain, par exemple, a tout intérêt à s’y connaître en art, en science, en philosophie, en histoire ou en religion pour être capable d’écrire un roman dont la densité sera proportionnelle au génie de synthèse qui lui aura fait fondre ensemble les connaissances non littéraires dont il se sera longuement nourri, à l’images des textes de Hugo ou de Balzac.

Cependant, existerait-il un rapport intrinsèque entre les niveaux de culture, pour ainsi dire, une hiérarchie préétablie, en vue de se forger une bonne culture générale ? Nous en parlerons dans un prochain article.

Crédit image: Google images

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  • J’ai trouvé très intéressant cet article et j’aimerais savoir s’il y a différents niveaux ou des étapes dans la culture.

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